Avez-vous déjà dû vous occuper d’un bébé aux besoins intenses aussi appelé BABI ? Avec environ 10% des bébés sont considérés comme ayant un tempérament “difficile”, il est fort probable que  vous devrez gérer un BABI dans votre carrière. Alors quels sont les éléments qui caractérisent ces enfants aux besoins intenses et comment les prendre en charge ?

bébé aux besoins intenses

Comment reconnaître un bébé aux besoins intenses ?

Un BABI (ou bébé aux besoins intenses) est un bébé qui, dans l’ensemble, fait tout “trop fort”. Hypersensibilité… Il a des émotions extrêmes qui lui sont difficiles à contrôler et par conséquent, il a tendance à être épuisant pour ses parents ou pour les professionnels qui l’entourent (comme vous !)

En effet, les BABI ont un besoin constant d’être rassurés ce qui se traduit notamment par le besoin de toujours être “à bras”. Peu capables de gérer leurs émotions, ils pleurent facilement et beaucoup et il leur est difficile de se clamer seuls et d’être autonomes.

Selon le Docteur Sears, pédiatre américain, voici quelques critères qui devraient vous permettre de définir si le bébé dont vous avez la charge est potentiellement un BABI :

  • Il dort peu; ou plutôt il se réveille pour un rien comme s’il ne s’endormait jamais profondément et la technique de la poussette ou de la voiture pour l’endormir est inutile.
  • Il pleure beaucoup ;
  • Il est trèèèès sensible et réagit dans l’ensemble toujours plus intensément que les autres bébés ou petits que vous gardez ;
  • Il veut toujours être porté (attention toutefois, il n’est pas impossible qu’il refuse d’autres bras que ceux de ses parents… Soyez patient(e) !) ;
  • Il ne se calme pas facilement ;
  • Et il déborde d’énergie. Vous pourriez par exemple noter que son activité motrice est plus développée ou intense que ceux des autres petits du même âge.

Notez toutefois que les BABI ne souffrent pas d’une pathologie quelconque mais sont simplement en proie à un tempérament un peu plus exacerbé que la moyenne 😉 Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’un bébé hurle souvent qu’il s’agit d’un BABI (cf paragraphe ci-dessous). Et enfin, jusqu’à l’âge de 3 mois, aucun “diagnostique” de ce type ne peut être posé puisqu’alors les pleurs des bébés sont un moyen d’expression réel de leur état physique ou de leurs besoins.

ATTENTION : Tous les bébés présentant certains (ou beaucoup) de ces critères comportementaux ne sont pas nécessairement des BABI. Avant d’en arriver définitivement à cette conclusion, il convient d’éliminer la possibilité d’allergies alimentaires qui, entraînant colliques… , qui peuvent par conséquent inciter un bébé à se comporter comme un BABI par simple mal-être. Cette conclusion est d’ailleurs également valable si la situation de l’enfant à la maison est perturbée / perturbante (séparation, déménagement…)

Si vous avez donc l’impression d’être face à un BABI, assurez-vous d’abord qu’une consultation chez le pédiatre a bien effectuée afin d’éliminer toutes autres hypothèse liée à la santé directe du bébé.

Quelle attitude adopter face à un BABI et comment le prendre en charge ?

Pour bien gérer un bébé aux besoins intenses, nous vous conseillons :

  • d’accepter cet enfant tel qu’il est, il n’y peut rien, vous non plus, seuls l’attention que vous lui donnerez et le temps l’aideront à grandir et à évoluer positivement.
  • d’adopter au plus vite l’écharpe de portage ! Seul moyen efficace d’apporter le besoin de proximité nécessaire au BABI tout en vous permettant de garder les bras libres 😉
  • d’être attentif(ve) aux besoins de cet enfant. Le laissez pleurer comme vous le feriez peut-être avec d’autres bébés n’est pas une attitude adaptée envers un BABI. S’il pleure, il a probablement une bonne raison et c’est sa sécurité affective qui est en jeu 😉
  • Et de penser aussi À VOUS !

Entourez-vous ! Appuyez-vous sur les parents qui vous partagerons leurs “tuyaux”, échangez avec d’autres assistantes maternelles en charge de BABI, etc.

Et bien sûr, gardez en tête que la situation devrait commencer à évoluer lorsque le bébé commencera à savoir se tenir seul ou à être capable d’explorer le monde à quatre pattes 😉

Cette petite fragilité comportementale devrait alors disparaître au fur et à mesure.

Enfin, lors de vos échanges avec les parents, n’hésitez pas à leur dire cette phrase magique : “Ce n’est pas votre faute ! Vous vous débrouillez très bien”. L’entendre de votre bouche de professionnel(le) aura un effet incroyable sur eux : rassurant et énergisant 😉

 

P.S. : et n’oubliez pas que même si ces enfants sont relativement épuisants (même pour vous !) vous aussi vous faites du très boulot ! N’en doutez pas 😉