COVID-19 Modes d’accueil du jeune enfant au 31 août 2020

C’est la rentrée ! Et elle s’accompagne cette année de la mise à jour d’un document un peu spécial : le guide ministériel COVID-19-Modes d’accueil du jeune enfant. Entrée en vigueur depuis le lundi 31 août, cette nouvelle version du guide a plutôt bien été accueillie. Elle contient notamment un assouplissement certains des dernières consignes publiée le 22 juin. Faisons le point.

Le mélange des groupes est à nouveau autorisé

Cette mesure qui visait à empêcher le mélange des groupes depuis le 7 juillet à été levée. Elle représente, le symbole le plus marquant de cet assouplissement des consignes, mises à jour dans cette nouvelle version du guide COVID-19-Modes d’accueil du jeune enfant effectif depuis le 31 août 2020.

Le port du masque : une question importante du guide ministériel COVID-19 Modes d’accueil du jeune enfant

Faut-il le porter ? Quand ? Avec qui ? Nombreuses sont les questions que le port du masque suscite chez les professionnels de la petite enfance !

Loin d’être évidente à gérer, cette question à tout de même été relativement éclaircie dans la dernière mise à jour du guide ministériel COVID-19-Modes d’accueil du jeune enfant. Dans ce guide, il a bien été confirmé que le port du masque de protection par les professionnels en la seule présence des enfants n’était pas obligatoire.

Autrement dit, lorsque vous êtes seul(e)s avec vos petits bouts de chou (et à condition bien sûr d’être en pleine santé), vous n’êtes pas tenu(e)s de porter un masque de protection.

Notez, toutefois, que cette mesure est susceptible d’être révisée au regard de l’évolution de la situation épidémique.

Par ailleurs, dès lors que vous êtes en présence d’autres professionnels ou avec les parents, et ce quelque soit la distance qui vous sépare, vous devez obligatoirement porter un masque.

Enfin, le port du masque de protection par les plus petits de 0 à 3 ans est absolument à PROSCRIRE, pour cause de risque de d’étouffement.

Attention ! Il est important de rappeler ici que le port du masque ne se substitue en aucun cas au bon respect des gestes barrière :

  • lavage de mains très régulier et autant de fois que nécessaire ;
  • utilisation de mouchoir jetable pour éternuer ou se moucher, etc.

L’évolution des rôles des Agences Régionales de Santé dans le cadre du contact-tracing

En effet, les ARS sont désormais alertées par l’Assurance Maladie dès le premier cas de confirmé dans la structure d’accueil et ce quelle que soit sa taille. L’objectif ? Améliorer la vitesse d’action des agences régionales de santé dans cet effort collectif de limitation de la propagation du virus.

Le renforcement du rôle des parents dans l’effort collectif du maintien de l’épidémie sous contrôle

Jusqu’alors, seule une attestation médicale pouvait permettre le retour d’un enfant en structure d’accueil, après qu’il en ait été retiré à titre préventif ou suite à une réponse positive au test RT-PCR.
Désormais, depuis le lundi 31 août 2020, et selon les cas, un enfant dont l’accueil aura été suspendu pourra retourner en structure d’accueil selon que :

  • Le médecin consulté n’ait pas diagnostiqué de suspicion de Covid-19 ;
  • Le résultat à un test RT-PCR soit négatif ;
  • La période d’isolement ait expiré ;
  • Il soit guéri.

L’idée ? Responsabiliser les parents et souligner l’importance de leur engagement dans cette lutte contre la propagation de l’épidémie de

Covid-19.

L’approvisionnement en masques

Enfin, dernier point de taille : la gestion de l’approvisionnement des masques et la responsabilité financière qui lui est associée.

Ce sont donc bien les employeurs qui sont invités à constituer les stocks de masques à destination de leur assistant(e) maternel(le). Et cela, pour 10 semaines d’activité pour faire face à une éventuelle résurgence de l’épidémie.

Toutefois, pour les assistant(e)s maternel(le)s ayant plusieurs particuliers-employeurs, le guide ministériel COVID-19-Modes d’accueil du jeune enfant, invite le professionnel à comptabiliser les heures de chacun. Cela permettra d’établir, au prorata de cette répartition, la part que chaque employeur doit fournir ou financer (dans le cas où vous choisiriez, d’un commun-accord de vous procurer votre stock vous-même). Ces informations pourrons être communiquer aux différents parents-employeurs, en toute transparence.

Un guide dans l’ensemble plus souple donc mais qui ne répond pas encore à toutes les questions (notamment financière en cas de non-accueil d’un enfant suspecté de porter le virus de COVID-19…).

Nous espérons que cette rentrée vous a été douce, et que la joie de retrouver vos petits bouts de chou a pris le pas sur le reste :).